90 de basket au Mans

90 de basket au Mans

La JALT (Jeanne d'Arc Liberté Tir) est le fruit de la fusion de deux patronages manceaux, la Jeanne d'Arc et la Liberté, tous deux créés en 1907. Le basket arrive en Sarthe en 1924 dans un autre "patro" manceau, l'Avenir Saint-Pavin. Il faut attendre 1927 pour le voir apparaître parmi les disciplines pratiquées à la Jeanne d'Arc sur un terrain aménagé dès 1925 dans une cour au N° 3 de la rue de l’Huisne (devenue depuis rue Louis Crétois). Il est proposé à la Liberté en 1928.

En 1937, l'équipe de la Jeanne d'Arc évolue en championnat régional. Mais l'équipe fanion mute en quasi totalité vers l'A.S. des Mutuelles : l'emploi est déjà un argument de poids dans le sport.

Si l'activité de la Liberté va être mise en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale, la Jeanne d'Arc parviendra à la maintenir et sera même en 1942 champion de Beauce et Maine. Cette activité maintenue pendant le conflit fait de la JALT le plus vieux club de basket de la ville : 90 ans de basket sans interruption.

Le basket reprend à la Liberté en 1948. En 1951, un terrain est aménagé rue de la Mariette et la section basket organise son premier tournoi auquel participent neuf équipes. En 1953, le club remporte son premier titre départemental dans la catégorie minimes.

En 1950, la Jeanne d'Arc est champion d'excellence départementale et accède au championnat Anjou honneur. Le 29 novembre 1953, le nouveau terrain de la Jeanne d'Arc est inauguré en grande pompe par  M. Chapalain, maire du Mans. Quelle fierté ! Et pourtant, il n’était ni couvert, ni bitumé. Il fallait redessiner les lignes avant chaque match. Les jours de pluie, le ballon était lesté par l’eau et le sable du revêtement… (Un avantage pour les locaux). Les mauvais tireurs étaient invités à escalader le grillage lorsqu’un ballon s’égarait dans les légumes du jardin voisin. En 1955, l’équipe première de la Jeanne d'Arc accède au championnat de basket Anjou Excellence.

En 1956, un joueur de la Liberté, Pierre Dangeard, devient champion régional du critérium du jeune basketteur. Il termine sixième de la finale nationale. L’équipe 1 de la Liberté accède au championnat Anjou Honneur où elle retrouve l’équipe 1 de la Jeanne d'Arc qui, décimée par les appels sous les drapeaux, est redescendue en Anjou Honneur. Toutefois, elle retrouve l'Excellence Anjou l'année suivante.

En 1958, la Liberté remporte le challenge national du nombre au critérium du jeune basketteur. Quittant le terrain de la rue de la Mariette, la Liberté aménage un terrain sur un emplacement disponible face à la salle Gouloumes, aujourd'hui disparue mais qui fut longtemps l'antre du SCM.

En 1959,  les équipes seniors sont désorganisées par le départ des jeunes appelés sous les drapeaux : 11 joueurs des équipes 1 et 2 effectuent leur service en Afrique du Nord. Le service militaire durait alors entre 24 et 30 mois.

En 1960, le terrain de la Jeanne d’Arc est bitumé et éclairé. C’est mieux, l’entraînement devient possible le soir, sauf en cas d'intempéries. En 1961, la Liberté achète une structure métallique pour construire un gymnase...même si elle dispose pas encore d'un terrain!

En 1963, les deux associations de la Jeanne d’Arc et de la Liberté qui se sont souvent opposées sur les terrains décident de mettre leurs forces en commun et de fusionner. Si les discussions ont débuté en 1962, l'histoire du club retiendra le 7 janvier 1963 comme date officielle de la fusion. Les présidents signataires sont André Guais  et Louis Massot : la Jeanne d'Arc Liberté du Mans est née. L’apprentissage de la vie commune nécessite de la patience, en fin de saison l’équipe fanion descend en championnat régional Honneur.

Et la JALM devient JALT

La Société de Tir du Mans ne dispose plus d’installations (détruites par les bombardements), mais possède un peu d’argent. La JALM dispose d’un stand de tir hébergé dans l’ancienne salle de tennis de table. Les dirigeants de la société de Tir font apportent leurs finances en souhaitant que la pérennité de leur nom soit associée à celui de la JALM. C’est ainsi que naîtra, en 1964, la J.A.L.T. : Jeanne d'Arc Liberté et Société de Tir du Mans. Il n'y a plus de tir à la JALT, mais le T est résté.

1965 est aussi une année importante, celle durant laquelle le club commence la construction de sa salle qui sera achevée en 1966. La section basket compte alors 80 licenciés dont un certain Michel Pissot qui remporte le critérium du jeune basketteur...et deviendra quelques années plus tard président de la JALT. L'équipe fanion retrouve sa place en Excellence régionale.

En 1967, l’effectif de la section basket atteint 99 licenciés. La région basket est refondue et l’équipe fanion joue en championnat Normandie – Maine. Les benjamins décrochent le titre de champion départemental.

En 1970, l’équipe 1 accède au championnat Excellence régionale. Folie des grandeurs : des gradins ont été construits dans la salle. Le futur donnera raison aux ambitieux.

1971 : l’an 1 de l’école de Basket! Le début d’une longue tradition avec la fête de Noël où 150 jeunes passent un extraordinaire après-midi avec jeux sportifs et distribution de goûter. En équipe 1 arrive des juniors formés au club : Gilles Prodhomme, Jean-Michel Veaudor, Yves Gohon. Un homme issu du club prend la responsabilité de l’entraînement : MARIS J-P.

En 1972, Régionalisation oblige : les basketteurs quittent la Normandie pour les Pays de la Loire.

1973 : les cadets s’incline en ½ finale de la Coupe de France devant EVREUX. Une équipe qui promet.

L'accesion au Championnat de France

1974 voit l'arrivée d'un nouvel entraîneur pour l’équipe première, Pierre Buzance, ainsi que de deux recrues de valeur, Christian Miot et Alain Bouttier. A l'issue d'une saison historique, la JALT accède au championnat de France de Nationale IV. Depuis, le club n'a plus jamais quitté le championnat de France.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, les dirigeants décident d’équiper la salle d’un chauffage pour dégourdir l’atmosphère parfois glaciale à l’intérieur. Emprunt, souscription, c’est encore un nouvel acte de foi pour la JALT. Il sera en place pour la saison 1974/1975. Une équipe féminine est créée qui dispute le championnat de promotion Sarthe qu'elles remportent.

Le 8 mai 1975 est célébré le 25e anniversaire du challenge de la JALT, organisation ayant acquis une grande notoriété dans l’ouest de la France. Un immense succès populaire 70 équipes sont engagées représentant 26 clubs et plus de 600 joueurs qui évoluent dans un grand nombre de gymnases de la ville.

1976 voit la réalisation par des bénévoles du tableau d’affichage électrique et électronique. Une réussite exemplaire, il résistera plus de 30 années à l’usure du temps. Il sera remplacé, normes FFBB obligent, par un produit manufacturé de technologie sans fil en 2006.

En 1977, l’équipe fanion accède pour la première fois au championnat de France de National III. C’est un évènement pour la JALT qui atteint là un niveau où l'argent a déjà largement fait son apparition et ou les joueurs étrangers sont déjà présents.

Un américain à la JALT

En ce début de saison 1977/1978, les journaux locaux titraient "Un américain à la JALT". Le patro avait-il vendu son âme au diable et fait appel à un mercenaire? En fait, Christopher Lynch qui connaissait un des joueurs de l'équipe venait faire des études en France. Son rôle ne fut pas déterminant et n'empêchat l'équipe de redescendre en Nationale IV.

En 1980, la JALT assure son maintient difficilement. Jean-Pierre Maris qui avait conduis l'équipe pendant 4 ans passe la main à Frédéric Juignet. Ce dernier poursuivra ensuite sa carrière dans les instances fédérales jusqu'à devenir Secrétaire général de la FFBB.

En 1981, après avoir longtemps brillé sous les couleurs jaltaises, Patrice Fresnais, le meilleur joueur qu'ait formé le club, tente enfin sa chance chez notre prestigieux voisin, le SCM (Sporting Club Moderne, ancêtre de Le Mans Sarthe Basket). Bien lui en prit puisqu'il sera champion de France 1982! Dans la négociation de départ, l'organisation d'une rencontre avec le SCM Le Mans, National 1, et les amateurs de la JALT National IV. Une grande fête du basket qui réunit rue Louis Crétois plus de 700 passionnés.

1982, après une brillante saison, l'équipe une accède de nouveau à la Nationale 3. Dans la salle,

Les basketteurs après une brillante saison accèdent à la Nationale III. L’éclairage de la salle est entièrement revu pour correspondre aux normes fixées par la FFBB.

En 1983, alors que le club va fêter son 75e anniversaire, la JALT vit un moment unique dans son histoire en finissant champion de la Sarthe benjamins, minimes et cadets. L'équipe senior 2 gagne le titre régional. La section basket compte le plus grand nombre de licenciés masculins de l'Ouest et le 5e en France.

L'équipe est redescendue en Nationale IV, mais les chutes finissant par laisser trop de traces, 1984 voit l'arrivée d'un parquet dans la salle.

Patrice Fresnais est de retour au club et conduit ses camarades vers la remontée en Nationale III. Mais cette fois, pas question de faire l'ascenseur comme les fois précédentes, il faut se renforcer.

Fresnais - Mulak : une paire hors pair

Se mettre en quête d'un joueur étranger n'est pas dans les habitudes du club qui n'a aucun savoir-faire en la matière. Cela restera une aventure unique pour les dirigeants, humaine et sportive. C'est en Pologne que la JALT va trouver la perle rare en la personne d'Irek Mulak. Le Polonais sera le premier joueur 100% professionnel à évoluer au club : plus de 100 fois international polonais, ayant participé aux Jeux olympiques de Moscou, à de multiples coupes d'Europe avec son club, le Lech Poznan avec lequel il remporte plusieurs titres de champion de Pologne.

Pendant la saison 84/85, en Nationale III, la paire d'arrières Fresnais - Mulak est inarrêtable et la JALT qui termine en tête de sa poule, accède pour la première fois de son histoire à la Nationale II. La Jalt se maintient en Nationale 2 deux saisons avant de redescendre en Nationale 3.

En 1989, la JALT organise son premier grand tournoi international espoir, une grande réussite sportive qui a nécessité la participation d'un grand nombre de bénévoles.

1990, l'équipe fanion remonte en Nationale III. Le tournoi international espoirs réunit 14 équipes : Montpellier, Roanne, SCM Le Mans, Villeurbanne et des équipes bulgare, hollandaise, sénégalaise, tchèque et Yougoslave. Le tournoi JALT devient une référence dans la catégorie des basketteurs Espoirs.

1991, Patrice Fresnais est devenu coach de l'équipe 1 qui voit arriver un certain Lenaïc Charles. En 1992, c'est François Delaroche qui prend en main l'équipe 1 dans laquelle arrive Sebstien Vanacker. Le Nordiste va y rester...15 ans! Le tournoi international bien ancré sur les gymnases JALT, Gouloumes et Jean Rondeau est enrichi des Croates de Zagreb et Cakovec, des Grecs de Volos, des Polonais de Lublin, des Tchèques de Brno et Ostrava. Au total, onze clubs étrangers, la finale qui opposait la sélection sénégalaise aux Tchèques d’Ostrava fut d’un très haut niveau technique et …acrobatique réjouissant une salle comble de connaisseurs.

1993, l'équipe fanion accède de nouveau à la Nationale II. La JALT active de nouveau sa filière polonaise avec autant de réussite. Il s'agit cette fois d'un véritable numéro 5, celui de l'équipe de Pologne, Jaroslaw Jechorek. Il jouera un rôle essentiel dans le maintien de l'équipe en Nationale II.

La Catastrophe

1995 restera l'année de la catastrophe : en janvier, l'Huisne, toute proche, sort de son lit deux fois en une semaine et recouvre les parquets sous 80 cm d’eau. Les inondations sont consécutives aux pluies diluviennes qui sont tombées sur le Perche et le bassin de l’Huisne. A la mi-saison, les locaux sont inutilisables !

Avec l’aide de tous, Etat, collectivités locales, comité de basket, associations amies particulièrement La Chapelle Saint Aubin, sponsors, bénévoles, les championnats ont tous été menés à leur terme sans forfait. L’équipe 1 assure son maintien en National II. La solidarité sportive n’a pas été un vain mot.

Un gigantesque chantier de nettoyage, de reconstruction a été entrepris en temps masqué ! Si les travaux exigeants des compétences pointues sont confiés à des entreprises spécialisées, par contre les travaux de nettoyage, de manutention, de peinture sont assumés par les bénévoles de l’association. Pour la rentrée de septembre tous les locaux étaient opérationnels.

1996 L’équipe première remaniée en cours de saison assure finalement son maintien en National II.

1997 – L’équipe fanion enregistre les renforts de deux intérieurs, le roumain Ovidiu SCOBAI et Eric FLEURY, 2,11 m, de deux meneurs sarthois : Stéphane FROGER, Jean-Noël DREUX.  Une équipe profondément remaniée confiée à un entraîneur chevronné Azzedine LABOUISE pour viser le haut de tableau.

1998 – Une équipe de transition pour ne pas ruiner les finances.

1999 –Michel PISSOT prend la succession de Jean-Michel JARRY à la présidence de la section basket

La direction de l’équipe fanion est confiée à Olivier Leminor

 

2000 –Le changement de millénaire qui a fait naître appréhensions et inquiétudes n’a pas rencontré le bug informatique tant redouté.

Le poste de meneur est attribué à Christophe HENRY. Le premier des VALEJO : Philippe entre dans l’équipe.

 

2001 – Abdou BAL prend la direction de l’équipe fanion pour plusieurs années.

 

2002 – Un recrutement exceptionnel fait entrer Omar, James, Mohamed. La garde noire de la JALT avec des talents d’exception qui préparent des lendemains de succès. Le spectacle est assuré.

 

Michel PISSOT qui a assumé de longues années le secrétariat puis la présidence de la section Basket est élu à la présidence de l’association.

 

2003 – Après un séjour chez les professionnels (Pro B), Lénaïc Charles revient dans son club formateur. Il revient au bon moment dans une équipe solide !

La JALT championne de France de Nationale 3

2004 – L’équipe fanion après un parcours sans faute dans le championnat doit rencontrer les vainqueurs des autres poules de National III. Avec une ténacité exemplaire elle surmonte tous les obstacles et remporte le titre de champion de France de Nationale III.

Premier titre de ce niveau décroché par une équipe du club. Le groupe sera ovationné à Antarès devant plus de 5 000 sportifs sarthois.

2005 – L’entraîneur Abdou BAL frappé d’un malaise en déplacement est hospitalisé sur place. L’équipe sous le choc perd un match à sa portée. Son assistant Guillaume COULBAUD manage la fin du match et une partie de la saison.

2006 –Michel PISSOT se voit remettre une récompense délivrée avec parcimonie par la Fédération Française de Basket-ball : la médaille d’or pour sa contribution exceptionnelle au développement du basket-ball.

Les benjamins obtiennent le titre régional.


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